Pourquoi ne valorise-t-on pas nos développements en Europe, et selon nos valeurs

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Musique actuelle

et là c’est le drame…

Lors de l’arrivée au gouvernement américain de Donald Tr., une forme d’onde de choc a été ressentie en Europe. L’ami Oncle Sam se rebelle, rompt avec le charme du soft power. Le parapluie stratégique, sur lequel l’Europe s’est reposée depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, est brisé.

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L’onde de choc, revêt sa dualité onde-corpuscule. En effet, il y a un aspect purement économique, le sujet des taxes douanières, la question de la dépendance européenne aux services numériques américains, l’autre, le vide européen des alternatives aux services numériques américains.

Mouvements de crises, Google, Microsoft, le cloud, les logiciels, Apple, les réseaux sociaux…Face au vide européen.

Coup de gueule

J’entendais alors une musique récurrente, fataliste, soumise, peignant l’Europe à la manière d’un continent vide de savoir, vide de projets, oui… vide de projets. J’exagère un peu, mais c’est le chemin qui se dessine peu à peu.

Hors, dans le domaine scientifique, l’Europe dispose de centres de recherches à la pointe, de projets actifs nombreux. Je n’entends jamais mettre en valeur les multiples travaux provenant du CERN, ou de l’ESA, pour ne citer que ces 2 géants, et non des moindres pour leurs recherches à la pointe mondiale des sujets les plus fondamentaux.

Quels médias ont détaillé le brillant projet biomass au sujet de l’étude des forêts et en relation avec la dérive climatique?

Les médias évoquent souvent la domination chinoise sur les technologies photovoltaïques. Mais qui fait la promotion de la recherche du CEA sur des améliorations de qualités de cellules photovoltiaïques?

Le CERN va vivre un énorme chantier d’extension qui lui conférera des capacités de mesures et d’expériences inédites pour avancer sur les mises à l’épreuve des multiples modèles théoriques en mécanique quantique.

Je cite ces exemples, car je m’étonne, de la part de pas mal de médias, de ne pas valoriser tout ce dont nous disposons, oui nous sommes grands acteurs et contributeurs de la recherche dans le monde.

Je déplore que nous n’ayons pas de meilleur suivi régulier de ces honorables centres de recherche publiques. Il y a une sidération face aux instituts américains, passant sous silence, les travaux actuels de ces centres européens à la pointe.

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Concernant le domaine numérique, je suis en faveur de développer une expertise dans les logiciels libres, dont bon nombre de développeurs sont en Europe.

debianmap Voici un exemple vivant, la distribution linux Debian qui sert de base à Ubuntu

Rien ne nous empêche ainsi de développer notre expertise dans la participation aux projets de logiciels libres, dont nous pouvons ensuite en vendre les services de support pour entreprises. Les licences libres garantissent qu’il n’y aura pas de taxation, ni de fermeture d’accès, ni de restriction d’usage.

Il s’agit là du meilleur modèle pour la souveraineté. L’accès au code source garantit une transparence, et permet à tout le monde d’y participer, de le modifier, de le traduire dans sa langue. De plus, c’est aussi un gage de qualité: on évitera de publier du code de mauvaise qualité ou du code contenant un spyware, qui ruinerait toute réputation professionnelle du projet.

L’autre sujet est le nuage, le cloud. Effectivement, l’état actuel est une infrastructure moindre en Europe. Ce qui ne m’empêche pas de poursuivre son développment, surtout avec des licences libres. De plus, il faut aussi se poser la question: le nuage oui, mais pour quels usages, quelles conditions? Il ne s’agit pas faire la copie américaine, il s’agit de se saisir de l’opportunité pour apporter réflexions de comment et pourquoi le faire. Sans argument fallacieux tel que: il le faut parce que eux le font..

Il existe de solides projets libres qui peuvent aider à cette réflexion. Je prends pour exemple IPFS, voire une architecture telle que filecoin. Il faut d’abord savoir ce dont nous avons réellement besoin, puis le comment va suivre. Mais je réfute de faire le suiveur-copieur sans y apporter un raisonnement construit avec de vrais arguments pour soutenir une orientation technolgique.

En ce qui concerne le développement des technologies, idéalement libres, j’aimerais ajouter qu’il est important de le faire, en portant les valeurs communes européennes.

en conclusion

Je ne veux absolument pas que l’on reproduise en Europe les mêmes modèles technologiques que ceux de la Silicon Valley. J’estime que nous devons développer et orienter nos technologies pour les rendres encourageantes à nos valeurs démocratiques, contre les rapports violents, pour l’automodération sociale, contre l’aggressivité de la popularité.

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