un email c'est du texte
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Le contenu plutôt que le contenant
Chacun dessine sa carte du monde

Je suis de culture minimaliste et parcimonieuse. J’aime comprendre et aller dans les moindres détails. Je n’ai jamais été fasciné par le gigantisme, l’extravagance. Les grands spectacles attirent mon attention, mais je ne parviens pas à m’immerger dans ces shows riches en sons et lumières. Une surdose de saveurs détruit son appréciation. La course à la tour la plus haute du monde provoque en moi un ennui, un gaspillage.

Sans doute parce qu’en réfléchissant au modèle de pensée, la recherche inassouvie de l’extravagance, présente une forme de fonction exponentielle, qui tend vers un absolu, sans toutefois jamais l’atteindre. Ce modèle est donc voué à l’insatisfaction et à un imaginaire qui manifeste une violente dissonance cognitive.
De plus, la course au gigantisme s’inscrit dans une forme linéaire. Hors les phénomènes linéaires ne sont pas majoritaires.
L’exercice du dessin de sa carte du monde démontre en détails que chacun de nous se construit une image du monde selon notre lecture, selon nos critères, selon les carctéristiques que nous valorisons en priorité.

Le meilleur ce n’est pas forcément multiplier le bon. J’aime les spaghettis pesto maison, mais en manger tous les jours n’améliorera en rien mon appréciation. Cette attitude linéaire me conduira, au contraire, à une détestation de ce plat. Physiologiquement d’ailleurs, la persistance dans une progression linéaire ne peut résulter qu’en des dysfonctionnements.
J’aime ce qui se partage, ce qui évolue collectivement, ce qui n’a pas de fin, mais des étapes d’évolution. Je préfère le minimalisme car il permet une meilleure maîtrise du système. Il contraint aussi à une précision accrue sur ses objectifs, sans se perdre en diversions dans des artifices qui n’apporteront aucune plus value.
Courrier électronique Email

Avant Internet, les BBS étaient des points de connexion accessibles qui permettaient d’utliser de la messagerie, des forums, de déposer et télécharger des petits programmes, souvent du code artisanal passionnant. L’accès au grand public du réseau Internet a vite rendu phare le service d’email.
Interopérabilité
Système inédit d’une messagerie électronique globale, un protocole commun, SMTP sur TCP/IP, permet, pour la première fois, de façon unifiée, interopérable, peu importe la plateforme matérielle, logicielle, un système de courrier global, par ordinateur.
Chacun de vous, a le choix de choisir un fournisseur de courrier électronique. Vous pouvez même l’auto-héberger,xi à votre guise.
Cette interopérabilité est clé dans cette révolution de la culture informatique. Avant Internet, chaque constructeur ou éditeur en informatique choisissait sa chapelle et travaillait à vivre dans des silos isolés.

Malheureusement, comme fatalité fortuite de la servitude volontaire, Internet est aujourd’hui dominé par des services commerciaux propriétaires verticaux qui sont à pied d’oeuvre pour rebâtir les silos isolants au-dessus d’Internet. Cette situation est une vraie régression. Je ne peux que la dénoncer.
Contenu du courrier électronique
Pour me concentrer sur ce que je souhaite exprimer ici, je vais volontairement éviter tout le vaste sujet du SPAM, courrier nuisible non-sollicité.
Le déclencheur qui me mène à rédiger cet article, c’est celui qui s’est manifesté en lisant un récent article sur une fraude véhiculée par email, usurpant une adresse email d’expéditeur et un lien caché dans le corps du mail en html.
Pour moi, l’utlité de l’email, c’est de pouvoir dialoguer de façon asynchrone, sous forme texte. Cette méthode permet d’obtenir un retour quand le destinataire sea disponible pour y répondre. Dans un groupe de discussion, list de diffusion, mailing list, on préfère les réponses argumentées, cette notion de temps pour répondre a donc toute sa place.
A l’origine, ce n’était que pour du texte. On pouvait toutefois y ajouter des binaires, comme des petites images, codées en base64, mais voilà plus une forme d’abus.
Une extension SMTP fût créée pour isoler les formats de rendu du message. Je pense au MIME RFC1341 juin 1992. Cette RFC permis au texte unicode de s’inviter dans le contenu des emails. Il y eu ensuite d’autres extensions pour intégrer les domaines, les adresses email elles-mêmes.
MIME a permis l’intégration unicode, ça c’est la partie belle, utile, et pleine de sens.
Mais elle a aussi permis d’éditer le corps du mail en un document html, là c’est ce que je déplore à 100%. Quelle en est la valeur ajoutée? Pouvoir jouer à changer les styles, la police du texte, et ses couleurs… Les nouvelles générations d’utilisateurs n’ont connue que ce mode d’édition, pourtant quand on achète un livre de poche, on s’immerge dans l’histoire, sans se préoccuper de savoir si une ligne sur deux, le texte sera rouge ou vert…
Dès l’arrivée de cet usage, j’en ai dénoncé le nonsens. Cette technique permissive, sans but réel efficace, a permis toutes les attaques par email, en pouvant usurper l’affichage de l’expéditeur et un contenu qui soit copie suffisante d’un document authentique. Hors dans les balises html se cachent les diaboliques détails, rendus difficilement accessibles à l’utilisateur. On peut ainsi aisément trafiquer du css, du javascript, et les balises html en y cachant les destination réelles.
Ces techniques intrusives et délictueuses permettent aussi de faire du suivi des destinaitaires à des fins de surveillance ou de marketing, sans votre consentement. C’est ce qui est souvent utilisé sur les sites commerciaux qui vous proposent de partager cet article avec un ami.
Il y a une dérive dans ce sens qui mène à ce que pour des échanges courts, par email, pour 2-3 phrases de contenu de messages, le mail contient une lourde signature en code html, avec intégration de style css, icônes et logos. De fait, le message utile devient d’un espace de données moindre par rapport à la cosmétique. Mais toutes les entreprises s’y engouffrent, et se jouent d’y intégrer leur ligne graphique, leurs logos.
Le non-sens se poursuit en normalisant ces mauvais usages. La réponse du monde informatique en été de rajouter des filtres de sécurité pour les emails, filtres rendus nécessaire à cause de mauvais usage. La cohérence, la parcimonie, la raison, auraient contraint les utilisateurs à éditer leur messages emails en texte brut.
MIME apporte sa solution. Le MIME multipart/alternative permet de diviser le corps du message en un texte brut (text/plain) et un corps html (text/html). Ainsi, le client email peut choisir d’afficher le contenu texte ou traiter les balises html. Pour moi, il s’agit du sophisme du juste milieu. En effet, bien que ceux qui souhaitent avoir accès en mode texte brut seulement, le peuvent, cependant, le maintien de la possiblité d’usage du html, les entreprises feront le mauvais choix, au nom d’un effet de mode.
Une bonne application informatique va se baser sur un modèle qui refusera de guider un utilisateur ves un usage erroné. L’utilisateur ne pourra simplement pas l’expérimenter. L’utilisateur est en droit de blâmer l’informatique qui lui permet de travailler inefficacement. Les nombreux produits Microsoft Office en sont un bon exemple. A ce titre, libreoffice aura tristement repris les mêmes méthodes erronées, fixées par les mauvaises habtiudes des utilisateurs frutrsés d’Office)
Pourquoi je milite pour une forme de minimalisme

Un outil doit être appropriable facilement, intuitif, se limiter à être efficace dans une fonction définie. L’exemple commun basique, les tournevis. Bien qu’il en existe avec des jeux d’embouts très variés, ils s’inscrivent dans la même fonction, se rendant compatibles avec un ensemble de formes existantes.

Dans le numérique, je ne fais pas de distinction. Raison fondamentale pour laquelle je me concentre sur tout ce qui est logiciel libre. Ils ne sont pas parfaits, mais présentent l’intérêt principal de majoritairement respecter la limite de fonctions, en étant très efficaces sur leurs fonctions.
Deux vertus se distguent alors.

Réduire le champ d’action d’un outil à des fonction décrites utiles et nécessaires, évitant de se perdre en étendant dans des fonctions secondaires. Concept originel d’UNIX: des petits programmes avec peu de fonctions, sachant très bien faire ce pourquoi ils sont faits.
Une orientation spontanée low-tech: réduire la compléxité des outils est un plus pour contribuer à une extraction modérée des ressource minières, une attitude urgente à adopter.
Dans le concret alors …
J’utilise en terminal UNIX le programme mail mutt. J’ai personnalisé la configuration au fil des années, pour obtenir un rendu qui me comvient le mieux.

Ici, d’une simple touche, je visualise toutes les en-têtes de l’email. Cela me permet intuitivement de vérifier si l’expéditeur affiché correspond à l’expéditeur SMTP.

Ici, d’une simple touche, je visulalise tous les lien href de l’email. Je peux donc très rapidement déterminer si les liens prétendus correspondent aux liens réels.
Mais idéalement, si l’expéditeur a été soigneux, le MIME alternatives, me permet de lire le message en texte brut, ce qui affiche directement les sources des liens. Autrement dit, un email texte brut ne pourra pas dissimuler de faux lien de phishing, car directement visibles.
Cette application du minimalisme est une méthode efficace qui permet de ne pas se faire avoir. Elle est aussi à appliquer sur les statistiques par exemple. Au lieu de se faire avoir par les infographies illustrant des résultats statistiques, il faut vérifier les données sources, et estimer les résultats sur une projection graphique rustique et sobre.